Vendredi 24 janvier

Ce matin en parcourant les infos, je lis « Une forte explosion a secoué Houston, un site industriel soufflé« .

Je précise tout de suite que ce n’est pas nous ! On n’a rien fait ! Ou alors on n’a pas fait exprès !

Le plein d’eau avant de partir du camping.

Nous avons payé au final 28$. Un peu cher, sans compter que l’on n’a pas pris d’électricité, mais bon !

Juste dans le parc du camping, première visite, La Mission La Bahía.

C’était une mission catholique des Franciscains établie par l’Espagne en 1722 pour convertir les Indiens Karankawa indigènes au christianisme.

La mission a été abandonnée en 1830.

Le site a été restauré à partir de 1931, on peut y voir des reconstitutions de pièces de vie.

Mais où est le Sergent Garcia ?

Un Ranger du park nous montre un « Anacua Tree ». Ses feuilles ont la particularité d’être râpeuses comme du papier de verre. Il nous fait une démonstration de poncer un morceau de bois.

Un arbre à papier de verre !

La deuxième visite est Le Presidio Nuestra Señora de Loreto de la Bahía, plus communément appelé Presidio La Bahía, ou tout simplement : La Bahía. C’est un fort construit par l’armée espagnole en 1747.

Bon, moi je l’appellerai le Fort Bahia dans la suite de ce blog.

Il y a toute une histoire avec ce fort, les Espagnols, puis les Mexicains puis une séquence avec les Français, de nouveau les Mexicains et pour finir les Texans …

Ce qui m’a intéressé, c’est la partie sur la révolution Texane de 1835.

À cette époque, il était sous occupation Mexicaine (le Texas Mexicain).

En 1835, le Fort Bahía était l’une des deux principales garnisons du Texas Mexicain, aux côtés de Fort Alamo (ça me parle plus !)

Fort Alamo était le centre politique du Texas Mexicain, et le Fort Bahía était à mi-chemin entre lui et le principal port texan de Copano. 

Quelques jours après le début de la révolution du Texas en octobre 1835, des membres de la milice texane (125 hommes) ont décidé de s’emparer de Fort Bahía. Après un assaut, la garnison mexicaine s’est rendue. 

À la suite de cette victoire, davantage de colons texans ont rejoint la milice à Fort Bahía.

Le commandant en chef de la nouvelle armée texane, a ordonné que 100 hommes restent au Fort Bahía, tandis que les autres devaient rejoindre l’armée texane pour s’emparer aussi de Fort Alamo en octobre 1835. 

En février 1836, le président du Mexique a levé une grande armée Mexicaine de plus de 5000 hommes pour réprimer la révolution au Texas. 

Ils sont arrivés le 23 février et ont installé un siège autour de Fort Alamo. Le commandant de Fort Alamo « Travis », a immédiatement envoyé un courrier à Fort Bahía, lui demandant de fournir des renforts. 

Le matin du 26 février 1836, le commandant « Fannin » part avec 320 hommes, 4 canons et plusieurs wagons de ravitaillement pour une marche de 140 km du Fort Bahía au Fort Alamo. 

James Fannin

La garnison n’ayant pas de chevaux pour déplacer les wagons et l’artillerie elle a donc été forcée de compter sur des bœufs. 

Ils ont eu de multiples problèmes (casse d’un wagon, traversée de la rivière San Antonio jusqu’à la taille, vague de froid, pluie battante, perte des boeufs, donc perte d’une journée pour les rassembler, plus de nourriture …). 

La rivière San Antonio

Au bout de seulement 1,6 km, le commandant « Fannin » apprend la chute de Fort Alamo.

La milice Texane, « Fannin » et ses hommes abandonnent le Fort Bahía pour se replier sur Victoria le 19 mars 1836.

Ils sont rejoints par l’armée mexicaine et bien que les Texans aient d’abord repoussé les attaques, ils ont rapidement manqué de vivres. Le commandant « Fannin » dû se rendre.

Les Texans ont été reconduits au Fort Bahía le 22 mars 1836.

Bien que les autorités Mexicaines aient demandé de traiter les prisonniers avec clémence, le 27 mars 1836, les hommes de l’armée Texane ont été sortis du Fort et exécutés par des soldats mexicains, dans un événement connu comme « le massacre de Goliad ».

En fonction des sites consultés, le commandant « Fannin » est soit un héros national (il a un mémorial et il est mort pour la cause du Texas), soit un homme qui n’a pas pris les bonnes décisions et sans un grand engagement pour aider le commandant « Travis » à libérer Fort Alamo …

De mon côté, je n’ai pas d’avis sur la question.

Pour la suite de la révolution Texane, rassurez vous, les Texans battirent l’armée mexicaine à la bataille de San Jacinto le 21 avril 1836 qui mit fin à la Révolution !

On sait bien, à la fin, c’est toujours les Américains qui gagnent, bien-sûr !

Aujourd’hui, le Presidio est probablement le Fort le plus célèbre pour le rôle qu’il a joué dans la révolution du Texas : à savoir la bataille de Goliad en octobre 1835 et le massacre de Goliad en mars 1836. Il a été restauré dans les années 1960 et est devenu un monument historique national en 1967.

Nous reprenons la route pour San Antonio.

En Amérique les maisons en bois sont déplacées sur des rails, qui sont eux-mêmes sur des roues, le tout tracté par un gros pick-up !

Nous sommes dans la Tornado Alley (l’allée des tornades) désignant la région centrale des États-Unis couvrant plusieurs États où se produisent fréquemment des tornades.

Elle comprend principalement le Texas, l’Oklahoma et le Kansas.

Même si aucune région n’est totalement épargnée aux États-Unis par le phénomène des tornades, elles sont beaucoup plus fréquentes et intenses dans cette région.

Arrivée à San Antonio. Nous nous garons dans une rue. Les panneaux ne sont pas très explicites, pouvons nous rester ou ce n’est que pour les résidents avec vignette ?

On va se lever tôt et on verra bien …

2 réflexions sur “Vendredi 24 janvier

  1. Anne-Béatrice

    Merci pour cette description historique parfaite ! Ah…! Si les cours d’Histoire avaient été comme ça…

    L’arbre à papier de verre est prodigieux ! La Nature l’a équipé ainsi pour sauver ses feuilles des vaches ? !

    J’ai cru entendre Marie-Claude rêver avec la maison sur rails sur roues !

    Quant à l’explosion à Houston, découverte grâce à vous, ici, il a d’abord été annoncé comme un incendie dans un immeuble puis comme un incendie dans un entrepôt de produits chimiques…

    Et, le fort Bahia, comment était-il documenté durant votre visite ? Panneaux ? Plaquette ? Audioguide ? Visite guidée en texan (🤔🤣) ? En quelle langue est-ce possible de suivre le parcours ?
    Quelle est [votre perception de] la part hispanophone de la population que vous côtoyez / avez côtoyée ?

    Bonne route. Bises à vous deux et à vos autres lecteurs.

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  2. Bonjour Anne-Béatrice et merci pour ces compliments sur les cours d’histoire d’Éric. J’avoue pour ma part attendre bien souvent ma relecture du soir (pour l’orthographe avant publication du blog) pour mieux comprendre notre visite du jour … (honte à moi ! )😛
    Pour la forte explosion à Houston, il s’agit d’un entrepôt industriel qui a fait au moins 2 morts, une enquête est en cours, on n’en sait pas plus …
    La visite du Fort Bahia a commencé par un film en anglais retraçant l’histoire et s’est poursuivie par un petit musée contenant des débris d’objets de la vie quotidienne et militaire avec des plaquettes en anglais et en espagnol.
    Quant à la population hispanique, elle est fondue dans la population, si ce n’est qu’un peu partout (notamment les laveries) tout est écrit en espagnol et programmes télé en espagnol (toujours dans les laveries).
    Pour l’arbre à papier de verre, supposition d’Éric : vu la taille des fourmis, c’est peut être une forme de protection … ?
    Bises à toi !

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